Propriétés thérapeutiques et Toxicité des huiles essentielles

Propriétés des huiles essentielles: Petit résumé de ce que l'on trouve dans la littérature:

Dans la plupart des cas, l'huile essentielle d'une plante ne se limite pas à une seule propriété. Cette multiplicité des actions possibles provient essentiellement de la composition complexe des huiles, rarement identique d'une huile essentielle à l'autre, même dans les cas de plante dont les extraits ont des propriétés thérapeutiques très proches. C'est ce qui fait d'ailleurs toute la magie des huiles essentielles car, pour un même effet thérapeutique global, les différents mélanges créés peuvent générer des synergies particulières, aussi bien par leurs autres effets bénéfiques, que par leur senteurs.

En résumé, voici comment on explique le fonctionnement des propriétés principales rencontrées dans l'utilisation des huiles essentielles (voir références littérature):

a) Grâce aux fonctions thérapeutiques des composés présents dans les huiles essentielles:

Les huiles essentielles contiennent en effet un certain nombre de composés chimiquement bien définis et qui exerce des activités métaboliques précises. Elles fonctionnent selon se point de vue de la même manière que les drogues de synthèse utilisées en médecine traditionnelle allopathique. La différence essentielle dans le cas de l'aromathérapie étant que les composés présent dans les huiles essentielles sont essentiellement naturelles, agissent en synergie les uns avec les autres, de manière complémentaires sans la présence même en trace de composés toxiques "chimiques" (pour autant que ces huiles essentielles soient obtenues à partir de cultures sauvages ou BIO, sans pesticides).

b) Fonction "énergétique" des composés présents:
Une huile essentielle de qualité est avant tout un extrait purement naturel composés de molécules dotés d'un "pouvoir" énergétique propre. Elles sont en effet capables de générer des processus métabolique (effet anti-inflammatoire, capacité analgésique, ...) en faisant participer des transferts de charges électriques, soit en donnant, soit en acceptant des électrons

c) Source d'information des huiles essentielles:

Actuellement au stade de la recherche, il semblerait que l'aspect olfactif des huiles essentielles soit une source d'information psychosensorielle, détectée par nos récepteurs olfactifs, puis interprétée par notre cerveau "limbique" (endocrinien?). Il en résulte une modulation de nos actes et comportements, ainsi qu'une régulation dans la gestion de nos métabolismes via le système nerveux central et le système nerveux autonome.

Voici en quelques mots, la description de quelques unes des principales propriétés thérapeutiques observées lors de l'utilisation des huiles essentielles:

1) Action anti-bactérienne:

C'est probablement la propriété la plus reconnue pour la plupart des huiles essentielles du point de vue thérapeutique. Observée et étudiée depuis plusieurs dizaines d'années, par de nombreux chercheurs, un grand nombre d'huiles essentielles ont déjà été testées sur un large éventail de bactéries différentes (Gram+ type "coque" aussi bien que Gram- du genre Echerichia coli). Vous trouverez dans les références décrites dans ce site (Références) la liste des huiles essentielles testées et les résultats obtenus sur un grand nombre de bactéries différentes (exemple Réf. 1 et 7).

Les mécanismes d'action anti bactérien des huiles essentielles sont relativement bien connus. Une des possibilités d'action est la génération de lésions irréversibles sur la membrane des cellules bactériennes qui induisent des pertes de matière (cytoplasmique), pertes de sel, perte de substrats énergétiques (glucose, ATP), amenant directement à la lyse de la bactérise (cytolyse) et donc à sa mort. Une autre possibilité d'action est l'inhibition de la production par les bactéries des toxines responsables du déclanchement des processus infectieux (voir réf. 7).

2) Action anti-fongique:

Les "fongi" regroupent ce qui est appelé plus communément les champignons et levures dont le membre le plus connu est la levure "Candid albicans" responsable de beaucoup de nos mycoses, muguet ou candidoses vaginales. Ce sont des organismes unicellulaires pourvus d'un noyau (eucaryotes) au contraire des bactéries (procaryotes). De manières générales, les huiles essentielles contenant des dérivés phenoliques sont particulièrement actives sur ces organismes, mais d'autres huiles n'en contenant pas sont aussi reconnue comme très actives sur un grand nombre de levure, comme le Tea Tree (Melaleuca alternifolia), le lemongrass, le palmarosa (voir liste plus complète dans le fichier ci-dessous: Composition et toxicités).

Les modes d'actions antifongiques sont assez semblables à ceux décrits pour les bactéries. Cependant, il faut y ajouter 2 phénomènes supplémentaires inhibant l'action des levures: l'établissement d'un gradient de pH et le blocage de la production d'énergie des levures ("phénomène de respiration").

3) Action anti-viral:

Tous les virus sont des parasites par nécessité (pour sa survie) de nos cellules. Un virus ne sait pas se reproduire par lui-même et a besoin d'une cellule hôte. Lorsqu'il se propage dans l'organisme le virus peut s'entourer d'une membrane semblable à la membrane de la cellule hôte, ce qui le rend indétectable par le système immunitaire de l'organisme infecté et inattaquable par les médicaments connus à ce jours.

Pourtant, certaines huiles essentielles possèdent l'étonnante capacité de se fixer à la membrane externe des virus, de la détruire et donc de mettre à nu les particules virales, qui, se dévoilant ainsi face au système de défense du corps, sont immédiatement détruites. Dans la littérature (voir liste dans la réf. 7), les différents essais décrits montrent qu'à des concentrations entre 1% et 0.1%, les huiles essentielles testées sont capables de détruire les particules virales en culture, ce que ne peuvent parvenir à faire les drogue synthétiques fabriquées jusqu'à maintenant.

4) Action anti-parasitaire:

L'action des huiles essentielles est reconnue sur les 2 grands types de parasites:

Les parasites externes: Les huiles essentielles sont redoutable d'efficacité envers les parasites externes. Leur mode d'action est double: certaines molécules aromatiques détruisent les parasites en "brûlant" leur système respiratoire (dérivés phénoliques et oxydes terpéniques) et d'autres (phénols méthylethers, les cétones terpéniques ou les lactones sesquiterpéniques, etc...) agissent en générant une paralyse des parasites suivie de leur mort. En fait, leur mécanisme d'action et très similaires à celles des drogues chimiques disponibles actuellement,  mis à part qu'elles n'induisent que peu de toxicité et d'effets secondaires. Pour en savoir plus sur les huiles conseillées, n'hésitez pas à me consulter, ou à consulter les références décrites sur ce site (cf. Réf. 7 par exemple).

Les parasites internes: Deux ou trois familles de molécules aromatiques présentes dans certaines huiles essentielles sont capables d'avoir une activité vermifuge ou vermicide: les aldéhydes aromatiques, les phénols aromatiques et les cétones terpéniques, auxquels il faut ajouter un oxyde terpénique particulier, l'ascaridol. Ces molécules sont très puissantes et sont également dotées d'une toxicités certaines pour l'animal (Attention au chats!!) comme pour l'homme (voir le fichier ci-dessous: Composition et toxicités). il est donc extrèmement important de bien équilibrer les doses d'huiles essentielles ingérées, ainsi que la durée du traitement.

5) Action immunostimulante:

Relativement peu de recherche on été effectuées sur ce sujet, mais le peu qui a été fait montre qu'il est indéniable que certaines huiles essentielles induisent une stimulation plus ou moins importante du système immunitaire. Des molécules comme le terpinène-1,4-ol, l'alpha-terpineol, le geraniol ou le linalol sont capables d'augmenter la teneur en immunoglobulines de type IgM et IgA dans le sang, le type IgA étant spécialement destiné à combattre les infections digestives et celles associées aux muqueuses. En pratique on se rend compte que les huiles essentielles antivirales sont presques systèmatiquement immunostimmulantes.

6) Action anti-inflammatoire:

L'inflammation est un processus complexe initié soit par un foyer infectieux, soit par un traumatisme (articulaire, musculaire, circulatoire, etc...). Le premier type d'inflammation peut être enrayé par l'élimination de la cause de l'inflammation, c'est-à-dire l'agent infectieux. Ce type d'action va diminuer la réaction immunitaire et donc réduire la réaction inflammatoire. Ce type d'action est appelé "immuno-modulante". D'autres huiles essentielles agissent directement sur les foyers inflammatoires par transfert de charges électroniques. Par exemple, dans le cas de foyers inflammatoires chauds dans lesquels se trouvent un surplus de charges "positives", certaines molécules appelées "négativantes" vont céder des charges négatives afin de compenser l'excès de charges positives présentes et diminuer ainsi l'inflammation. Ils s'agit dans ce cas des huiles essentielles contenant des esters terpéniques, des sesquiterpènes ou des aldéhydes terpéniques. Un dernier mode d'action anti-inflammatoire peut s'expliquer dans certains cas par la possibilité de certaines huiles essentielles de générer un échauffement local (hyperémie). Cette dernière action accélère localement l'apport de flux sanguin et l'arrivée des globules blancs et des leucocytes, ce qui conduit ainsi à une réduction de l'inflammation. Ce mode d'action est celui des aldéhydes terpéniques.

En outre, un effet anti-inflammatoire peut également être généré grâce à certains monoterpènes cycliques activant certaines glandes endocrines comme les glandes surrénales (axe hypophyso-cortico-surrénalien). Ces produits, présents entre autre dans les huiles essentielles de pin syslvestre (Pinus sylvestris) et d'épinette noire (Picea mariana), sont reconnu cortisone-like, notamment car ils sont reconnus comme "activateur" des glandes surrénales, en particulier des glandes à l'origine de la production des glucocorticoïdes comme le cortisol, la cortisone et la corticostèrone (cf. réf. 13). La sur-production de ces anti-inflammatoires stéroïdiens par les glandes surrénales seront ainsi à l'origine des effets anti-inflammatoire, Tonique et neurotonique (amélioration du métabolisme énergétique), généré par ces monoterpènes cycliques, mais également à l'origine des effets secondaires qui pourraient apparaître lors d'une utilisation trop fréquentes de ces huiles (acidité gastriques, réduction de l'activité immunitaire, décalcification, réduction de la masse musculaire, ...etc, cf. réf. 12)

7) Action antalgique et antispasmodique:

Quelques huiles essentielles parviennent à calmer les spasmes et à lutter contre la douleur en utilisant divers mécanismes:

- Action musculotrope et neurotrope directe: certaines molécules aromatiques (les phénols méthyl-ethers) interagissent avec la transduction du message nerveux et le bloque, soir au niveau de la plaque motrice (jonction neuro-musculaire), soit plus en amont, en inhibant les courants d'ions sodium qui servent à la propagation du message nerveux.

- Action "contre-irritante froide": c'est "l'effet glaçon", ou l'arrêt de la douleur provoqué par un refroidissement brusque qui crée une sorte d'anesthésie par le froid. Les huiles essentielles de menthes (menthe des champs et menthe poivrée) sont particulièrement indiquée pour cette fonction.

- Action "contre-irritante chaude": c'est la stratégie inverse, on privilégie le chauffage pour accélérer la circulation sanguine par un effet vaso-dilatateur et faciliter l'évacuation des toxines à l'origine de la douleur. C'est le mode d'action des huiles essentielles de clou de girofle ou de gaulthérie couchée par exemple.

8) Action calmante et sédative:

 Certaines huiles essentielles montrent d'excellentes activités déstressantes, relaxantes, voir sédative naturelles. Les mécanismes à l'origine des ces effets ne sont actuellement pas très bien connus, mais elles agissent très probablement directement au niveau du système nerveux central (SNC), probablement par un phénomène de transfert de charge (idem certains effets anti-inflammatoires). Les aldéhydes terpéniques sont les plus aptes a exercer ce type d'effet calmant à transfert de charge (cf. les citrals du Lippia citriodora - Verveine citronnée), de même que les esters terpéniques (Chamaemelum nobile - camomille romaine).

Les esters aromatiques agissent en suivant un autres processus, en interférant dans le contrôle du système nerveux autonome (SNA), soit en agissant sur le système "sympathique", responsable de la mise en éveil du corps, soit par le système "parasympathique", gérant la mise en sommeil et la récupération de l'organisme. Le but d'une action relaxante sera donc soit de stimuler le système parasympathique, soit de réprimer le système sympathique, soit enfin de combiner les 2 effets. Dans les composants calmant le système sympathique, on trouve beaucoups d'esters (par exemple l'acétate de linalyle dans la lavande vrai (lavandula augustifolia) et le lavandin super (lavandula hybrida super) et les esters nitrés de l'essence de mandarine (citrus reticulata). Parmi les composants activant le système parasympathique, il faut mettre en avant l'huile essentielles de la Marjolaine des jardins (origanum majorana) qui a probablement le plus d'impact sur la mise en repos de l'organisme.

Enfin, les alcools monterpéniques  jouent un rôle d'équilibrage du système nerveux. Globalement positivantes, ces molécules sont modulantes nerveuses, agissantes comme stimulantes ou calmantes en fonction de l'état de l'individu. C'est le cas du terpinène-1,4-ol et le linalol (lavande vrai) qui sont préconisés en massage pour facilité l'endormissement et mieux gérer les problèmes d'insomnie.

9) Action mucolytique, bronchodilatatrice, expectorante:

 L'action mucolytique connues de certaines huiles essentielles provient exclusivement de 2 familles de molécules: les cétones terpéniques et les lactones sesquiterpéniques. Parmi les molécules les plus connues, on trouve l'allantolactone présent dans l'huile essentielle d'Inule odorante (Inula graveolens), la pipéritone dans l'huile essentielle d'Eucalyptus mentholé (eucalyptus dives) ou la cryptone dans l'huile essentielle d'Eucalyptus à cryptone (eucalyptus polybractea). Ces molécules allient puissance d'action et sécurité d'emploi et évitent ainsi d'utiliser des huiles essentielles certes puissantes au niveau mucolytique (sauge officinale, thuja communis, hysope officinale, ...), mais également très toxiques (neurotoxique).

En ce qui concerne les effets bronchodilatateurs et expectorants, la molécule la plus connues est certe l'eucalyptol ou 1,8-cinéol. On la trouve en forte concentration dans un grand nombre d'huiles essentielles (Eucalyptus radié, myrte verte, Ravintsare, Romarin à cinéol, hysope couchée, ...).

Pour des questions de simplicité, les huiles essentielles peuvent être classées par type d'activité ou de propriétés thérapeutique proches. Voici un résumé des effets thérapeutiques connus parmi les huiles essentielles les plus utilisées (voir feuille: "Liste propriétés principales"). Ce fichier est actuellement encore en cours d'amélioration:

Composition et ToxicitéComposition et Toxicité (650.5 Ko)

(en cas de problème d'accès à ce fichier, utilisez ce raccourci: http://www.vitakaruna-support.sitew.com/ ou contactez-moi :) )

Toxicités des huiles essentielles:

La toxicité des huiles essentielles varient fortement d'une huile essentielle à une autre et dépend fortement de la sensibilité de l'utilisateur. Elle ne doit dans tout les cas jamais être négligée et en cas de doute, il est toujours conseillé de consulter un médecin ou un thérapeute spécialisés (tout particulièrement en cas de traitement médical en cours). Voici un fichier contenant un résumé des informations que j'ai pû collectées jusqu'à maintenant dans la littérature et les sites internet de divers fournisseurs d'huiles essentielles pures (voir la rubrique références). Ce fichier est actuellement encore en cours de mise en place et en mise à jour perpétuelle.

Composition et TocicitéComposition et Toxicité (650.5 Ko)

(en cas de problème d'accès à ce fichier, utilisez ce raccourci: http://www.vitakaruna-support.sitew.com/ ou contactez-moi :) )

 Cette liste n'est certe pas exhaustive, mais devrait évoluer au cours du temps et de mes connaissances.

De manière générale, les effets toxiques suivants peuvent être rencontré par un patient, selon la composition des huiles essentielles utilisées:

- La dermocausticité:

*  Ces le cas des huiles essentielles contenant des composés de type phénoliques, aldéhyde et certains esters. Lors de l'usage de ces types d'huiles essentielles, il peut apparaître des irritations sur les peux sensibles ou les muqueuses. Il est préférable dans ce cas de diluer ces composés dans des huiles végétales ou d'autres huiles essentielles moins aggressives (Ravintsaré, Lavande officinale, etc...) dans des teneurs maximale de 10 - 20%.

- Les allergies:

* Toutes les huiles essentielles sont succeptibles de créer des inflammations de la peau ou des réactions allergiques. Dans le cas de personnes particulièrement sensible, des phénomènes allergique cutanés peuvent se produire simplement dû à la présence de monoterpènes. Cependant, les lactones sesquiterpéniques, l'aldéhyde cinnamique, les phénylpropanoïdes et les hydroperoxydes sont les principales molécules responsables de phénomènes allergiques dont le risque varie évidemment avec le terrain du patient (animal ou humain). En cas de doute, un test simple permet de vérifier la sensibilité de la personne au mélange d'huile essentielles à utiliser. Il suffit de placer 3 gouttes du mélange dans le creux du coude, d'attendre env. 1 heure et de vérifier l'apparition ou non d'une inflammation (rougeur) ou d'une réaction allergique.

- L'hépatotoxicité:

* Les huiles essentielles phénoliques (ou phénolées) prises à doses élevées et sur une durée prolongée peuvent altérer les cellules du foie. En cas de mélanges concentrés (> 20%), il est déconseillé de les appliquer sur une période de plus de 10 jours. Pour des périodes plus longues, il est préférable d'appliquer des doses plus diluées. Dans de nombreux exemples trouvés dans la littérature, on observe souvent que les huiles essentielles phénoliques sont utilisées en synergie avec des huiles hépato-régénérateurs (reconstituants hépatiques) comme le Lédon du groenland, l'Hélichryse italienne ou la Gaulthérie couchée, ou des hépatotoniques comme la Menthe poivrée, le Basilic tropical, etc... Exemples d'huiles essentielles riches en dérivées phénoliques: Origan compacte (carvacrol), Sarriette des montagnes (carvacrol), Thym au thymol (thymol).

- La néphrotoxicité:

* L'absorption orale d'huiles essentielles riches en monoterpènes sur de longues périodes peut enflammer et détériorer les néphrons (unités fonctionnelles des reins) . Certaines huiles essentielles comme le pin des Landes (comme c'est le cas de la plupart des pins "Pinus sb"), le Genièvre baie, le Santal blanc (Santalum album) et la Livèche stimulent fortement l'activité des nephrons et peuvent engendrer une inflammation des reins. Il est donc préférable, en cas de sensibilités connues des reins, de les utiliser que sur de courte durée et sous surveillance médicale.

- La neurotoxicité (générant par exemple des cas d'épilepsie):

* Les cétones et les lactones peuvent se montrer agressives pour les tissus nerveux et développer une toxicité variable selon le type de cétone, la dose appliquée, la voie d'admission et la posologie. C'est le cas du Thuya occidental, de l'Hysope officinale, l'Aneth odorante, de la Sauge officinale, etc...A titre d'exemple, il y a risque de convulsion pour des doses allant de 35 à 70 gouttes prise en une seule fois pour des adultes avec l'Armoise, le Persil, l'Hysope officinale ou le Thuya occidental.

- La photosensibilisation:

* Les coumarines et les furocoumarines sont photosensibilisantes. Les huiles essentielles et les essences qui en contiennent ne doivent pas être utilisées sur la peau avant une exposition au soleil. Une irritation de la peau pourrait rapidement apparaître pouvant se transformer en brûlures graves.  Les essences d'agrumes (mandarine, citron, bergamote, citrus hitrix, etc...) tout particulièrement en contiennent beaucoup, tout comme d'autres plantes comme le Khella (ammi visnaga), l'Angélique archangélique, La Grande Berce (Heracleum sphondylium L.), etc ....

- Les risques d'avortement:

* Certaines cétones, comme les thuyones, peuvent se montrer abortive à des doses dépendant en partie de la sensibilité de la patiente. Par prudence, ne jamais prescrire, par exemple, de Sauge officinale, ni de Palmarosa à une femme enceinte. Cependant, de nombreuses références préfèrent, pour des raisons de sécurité, conseiller de ne pas utiliser les huiles essentielles de manière générale, ni dans le cas de femme enceinte ou allaitante, ni sur les très jeunes enfants (< 3ans).

Dans tous les cas, il est fortement conseillé de suivre les précautions générales d'emploi préconisées par les vendeurs d'huiles essentielles ou des conseilles fournis par les thérapeutes reconnus:

precaution-he-2013.pdf precaution-he-2013.pdf

Précaution d'emploi pour les animaux (cf. réf. 7):

 1) Ne Jamais injecter d'huiles essentielles (pures ou diluées) par voie intraveineuse ou intramusculaire.

 2) Ne jamais appliquer d'huiles essentielles pures ou diluées dans les narines ou dans les yeux. Si celà se produit, rincer abondamment à l'eau tiède ou appliquer en badigeon une huile végétale pour tamponner l'agressivité des huiles essentielles.

 3) Ne jamais appliquer d'huiles essentielles pures dans les oreilles ou les zones ano-génitales.

 4) Ne jamais utiliser du lait pour diluer des huiles essentielles avant de les administrer à des jeunes animaux.

 5) Ne jamais faire ingérer des huiles essentielles cétoniques à une chienne gestante; il en va de même avec les huiles essentielles riches en estragol, en sclaréol ou d'autres molécules hormone-like.

 6) Tout comme les humaines, certains animaux peuvent être allergiques aux huiles essentielles, au quel cas il faut être particulièrement prudent et sélectif dans le choix des huiles essentielles et le mode d'application.

 7) Lorsqu'on réalise une friction à base d'huiles essentielles, il est préférable de la réaliser sue une zone vers laquelle l'animal ne peut pas se diriger pour la lécher (encolure, entre les oreilles, cou, ...)

 8) Les huiles essentielles riches en phénols et en aldéhydes aromatiques sont dermocaustique. Il faut impérativement les diluer jusqu'à 2 à 5% pour les appliquer sur la peau. C'est important, car le pelage de l'animal peut temporairement masquer l'irritation cutanée consécutive à l'application d'huiles dermocaustiques.

 9) Ne pas laisser un flacon d'huile essentielle à portée de main des enfants

 10) Toujours bien maintenir un flacon d'huiles essentielles fermé hermétiquement.

 11) Ne jamais transposer un protocole proposé pour un chat ou un chien à un bébé, un jeune enfant ou un(e) adolescent(e). Consultez pour celà des ouvrages spécialisés ou des thérapeutes expérimentés.

 12) Toujours sélectionner des huiles essentielles et des essences de qualité irréprochable, qui sont 100% pures, naturelles et intégrale, et qui sont pourvues d'une définition de leur chémotype!

 13) LE CHAT EST HYPERSENSIBLE AUX ODEURS ET NE DISPOSE PAS DE SYSTEME DE DETOXIFICATION DES HUILES ESSENTIELLES en particulier lorsqu'elles sont appliquées par voie interne. Prudence donc avec le chat, TOUT PARTICULIEREMENT POUR LES HUILES ESSENTIELLES CONTENANT DES CETONEE (NEUROTOXIQUE) ET/OU DES DERIVES PHENOLIQUES (HEPATOTOXIQUES)!!